|
Crise laitière : régulation et changement de cap sont indispensables
Les Verts apportent leur solidarité aux éleveurs. Ces derniers, enfermés dans le modèle agricole dominant, soumis aux lois du marché, sont aujourd’hui dans une situation désespérée. Comment résister et survivre lorsque les prix imposés par les industriels sont inférieurs aux coûts de production ?
Alors qu’il faudrait résolument changer de cap, l’obstination des partis productivistes de « gauche » et de droite à imposer en Europe une politique de restructuration renforce la logique de dérégulation et l’incertitude des producteurs quant à leur avenir.
Dans l’immédiat, « nous devons réduire les quotas laitiers de 5% le plus rapidement possible. Cette réduction de l’offre doit être mise en œuvre dans tous les pays de l’Union européenne sans tarder pour permettre une sortie de crise » a déclaré José Bové, député Vert/Ale européen. Il convient ensuite de parvenir par la négociation à un prix du lait permettant un revenu décent aux producteurs, un lait de qualité pour les consommateurs et des pratiques respectueuses de l’environnement.
C’est bien un autre développement qui doit être proposé. Il passe en particulier par une production laitière localisée et des animaux nourris principalement à l’herbe, une incitation à la diversification des productions, aux circuits courts de transformation, à commencer par les produits laitiers fermiers et biologiques, pour une alimentation saine et de qualité.
Les Verts défendent le droit à la souveraineté alimentaire, pour l’Europe et pour toute la planète. Pour ce faire il faut mettre un terme aux élevages hors sol nourris avec du soja importé et relancer les productions locales et vivrières. Produire autrement pour vivre mieux, c’est possible.
Marie-Claude Colin et Alain Cordier, conseillers régionaux verts.
|
|